12.12.2009

TRIBUNES LIBRES PREMIER MANDAT 2004-2008

Pierre Arrivetz, conseiller municipal indépendant de Chatou avril 2004- mars 2008

 

 

 

 

JOURNAL MUNICIPAL AVRIL 2004

 

 

Je remercie chaleureusement les électeurs qui m’ont accordé leurs suffrages et tiens à assurer tous les Catoviens de mon fidèle dévouement.

 

Mes positions ne sont pas mystérieuses : issu d’une famille résidant à Chatou depuis 1937, d’opinion de droite, je n’adhère à aucun parti par hostilité à la corruption, l’affairisme, la démagogie, le sectarisme et les échanges de mauvais procédés qui se font sous le manteau au nom de la solidarité partisane au détriment de l’intérêt général.

 

Aux membres de l’opposition, on déclare souvent sans rentrer dans le détail de leurs objections que s’ils étaient dans la majorité, ils ne pourraient pas agir autrement.

Je fais donc d’ores et déjà connaître un certain nombre de dépenses publiques qui n’auraient pas lieu d’être si je devais diriger la ville : le fonctionnement du centre de l’Estampe, la construction et le financement d’une cage aux artistes sur une péniche, l’étude et la reconstruction du camembert de la Grenouillère qui a sombré à Croissy en 1889, l’étude, la construction et le fonctionnement d’une nouvelle patinoire au Vésinet à travers la constitution d’un syndicat intercommunal (conseil municipal du 25 mars 2004).

 

Dans ce dernier cas, l’affaire est d’autant plus choquante que 3500 Vésigondins ont déjà signé contre ce projet, ce qui est significatif dans une ville de 17.000 habitants.  

S’agissant de dépenses dépourvues de caractère social, le principe « Paie et tais-toi » semble plus proche de la gestion féodale que de l’esprit  de la décentralisation qui tentait de rapprocher les citoyens des décisions qui sont prises en leur nom et à leurs frais. Quoiqu’il en soit, le système sera bientôt aggravé par la création sous de faux prétextes d’une communauté de communes,  permettant de placer de nouvelles ambitions politiques, de créer une administration et d’engager des dépenses nouvelles dans lesquelles l’administré sera le payeur mis devant le fait accompli, la question de la patinoire du Vésinet étant une illustration prometteuse de la confiscation du pouvoir.

 

Quant à l’aménagement de la ville, il est déplorable sur plusieurs sites :

-         sur le terrain de l’ex-comité d’entreprise Pathé-Marconi, acheté 200 F le mètre carré par Chatou Investissement sans préemption, les maisons de ville sont d’une qualité médiocre

-         sur le site Pathé où l’opinion majoritaire exprimée dans le dossier est complètement bafouée 

 

Nos ZAC bien gérées :

  

 

En ce qui concerne l’aménagement de la ZAC Pathé, le rapport de l’enquête publique d’avril 2003 a  comptabilisé 1806 signatures pour une préservation partielle de l’usine et 71 contre. L’intransigeance de la municipalité, qui a préféré ignoré l’opinion majoritaire exprimée dans cette affaire et voter son projet dans son intégralité, a fort justement conduit un conseiller municipal à déposer le 20 août 2003 un recours devant le tribunal administratif. Le projet contesté, fondé sur une densification inappropriée et la destruction d’un patrimoine industriel européen unique, commence donc sa carrière devant les tribunaux. Il ne mérite pas plus.

 

 

En ce qui concerne l’aménagement de la ZAC du Plateau, il a été maintenu sur les plans démodés des années 80. Le promoteur, qui n’a respecté ni le permis de construire, ni le plan de zone, ni la convention avec la ville, a été conservé. Or :

-         rien, dans le rapport demandé par la municipalité et communiqué à l’association Chatou Notre Ville à la suite d’un procès, ne justifiait juridiquement son maintien,

-         l’échéancier établi en 1987 prévoyait un achèvement complet de la ZAC en 1990 ! 

-         malgré ses nombreuses « négligences », le promoteur, qui s’enrichit sur 60.000 m² de terrain, n’aura financé que les réseaux desservant ses constructions. La fontaine qu’il a offerte rue Renoir était prévue à l’emplacement où il a construit irrégulièrement.

 

En écho, la commune a financé et continue de financer le rachat des terrains qui appartiennent à ce même promoteur sur le faux terrain communal boulevard Jean Jaurés (parcelles ), et pourvoit à ses frais à un agrandissement de 276 m² du stade Corbin, ces équipements n’étant bien entendu pas compris dans la ZAC.

 

Je n’entre pas dans la kyrielle des petites dépenses annexes de la commune qui sont souvent plus choquantes dans leur principe que pour leur montant qui est insignifiant, telle cette subvention de 40 Euros à l’Association des Secrétaires Généraux de Mairie, le traitement d’un secrétaire général dans une commune de notre taille étant situé dans une fourchette de 20.000 F à 30.000 F/mensuels.

 

 

 

JOURNAL MUNICIPAL DECEMBRE 2004

 

Pathé : l’usine a disparu du paysage de Chatou, et avec elle prés d’un siècle d’histoire de l’industrie phonographique mondiale dans les Yvelines. La municipalité a refusé d’acheter le site en 1998 alors que le prix des Domaines était extrêmement favorable (4,7 millions F),  ignoré l’enquête publique démontrant que 96% des 1877 avis exprimés demandaient une préservation partielle du site pour y inclure les équipements publics - au lieu de les reconstruire à 300 m au prix du neuf aux frais du contribuable (« le mécène » de la municipalité), ignoré la plus grande mobilisation jamais connue pour Chatou : artistes, associations, entreprises, personnalités du monde culturel, députés et conseillers régionaux de toutes tendances, tous refusant une politique de la table rase indigne de notre époque. Ceux-ci méritent nos applaudissements, non les divers fossoyeurs du patrimoine de la ville. L’opportunité manquée est de taille puisque l’exploitation des archives sonores et cinématographiques, la possibilité d’une exploitation évènementielle des concerts, films et autres, dans un lieu mythique, nous échappent pour un projet de promoteur déclamé sans rire comme « consensuel », identifié par un pastiche art déco sur une entrée d’immeuble de la façade détruite et une hauteur de deux étages supplémentaires par rapport à celle de l’usine, et cela, contre les conclusions mêmes du commissaire-enquêteur.

 

PLU : désavoués en 1991 sur la ZAC Berteaux, en 1994 sur le projet de complexe hôtelier dans l’Ile, en 2000 sur l’aménagement de la ZAC Aché, la même année sur le bétonnage des bords de Seine puis en avril 2003 sur la ZAC Pathé, l’équipe dirigeante postule aux J.O. de la récidive : sous le prétexte du bien-être des familles (qui n’en n’ont pas demandé tant) et se réfugiant derrière une fatalité réglementaire qui n’existe pas, l’ingénierie politique locale a fait voter un projet rassurant et mesuré : suppression des zones pavillonnaires avec autorisation de construire en collectifs dans toutes les zones selon les nouveaux articles sur la destination des sols, hauteurs de 18 et 16 m ou illimitées, emprises au sol variant de 65 à 100 %, suppression des COS, suppression de toute protection concernant les villas anciennes qui peuvent être détruites sur simple autorisation de l’Architecte des Bâtiments de France, extension des zones d’installations classées, constructibilité de la place même du marché Berteaux, élargissements de voirie injustifiés en surnombre…

En sus de ces ambitions décongelées, la politique ressort ses habits rayés : calomnies contre les associations, envoi de la police municipale sur les lieux de l’enquête publique contre leurs représentants, contre-vérités sur les articles d’un projet réglementaire que plus personne n’est capable d’assumer après 3 ans d’études et un vote sans broncher, annonce d’amendements hypothétiques et  dérisoires, revendication d’une concertation viciée depuis l’origine.

Cela conduit naturellement à s’organiser.

 

Pierre Arrivetz

 

 

JOURNAL MUNICIPAL AVRIL 2005

 

 

BIEN QUE  l’on ait prétendu baisser le projet de ZAC Pathé d’un étage et qu’on l’ait porté à 19 et 21 mètres, soit deux étages plus hauts que les bureaux Investor,

Que l’on se soit distingués avec « l’opposition » dans de la basse politique sur le dos dudit quartier en écartant les observations de plus de 1800 personnes,

Que l’on admire cet édifice lumineux de la dépense publique et du goût soviétique qu’est la médiathèque en se demandant pourquoi l’on n’a pas conservé l’usine pour y mettre les équipements communaux et un pôle Pathé,

Que l’on ait annoncé le projet de PLU sans donner dans le tract aux Catoviens (5 pages) l’information  sur les règles de constructibilité,

Que l’on se soit servi des familles de Chatou et de leur bien-être pour accréditer un projet dévastateur,

Que l’on ait suscité une coalition des trois associations de défense qui ont informé objectivement et sur leurs deniers (y compris pour louer une salle de réunion publique qu’on ne leur offre pas), sans céder aux provocations et à l’intimidation,

Que l’on ait entraîné la mobilisation de 2000 personnes contre le projet,

Bien que l’on se soit heurtés à un commissaire-enquêteur ayant rendu un avis défavorable motivé sur un rapport de plus de 250 pages (inédit à Chatou),

 

L’ON CONTINUE dans des effets d’annonces sur le PLU dans le journal de Chatou, LESQUELS SIGNIFIENT :

           

1°) suppression des COS en dehors des zones UP et calcul de la constructibilité à partir de « l ’emprise au sol du POS actuel » selon ledit Journal: celle-ci étant de 35% pour la seule zone UG (au lieu de 40% dans le projet soumis à enquête), la hauteur autorisée à 3 niveaux signifie une constructibilité sur un terrain de 100 m² de 35 m² x 3 =105 m² !

 

2°) autorisation - corollaire à la suppression des COS - de faire des immeubles collectifs dans toutes les zones  pavillonnaires (suppression de l’ancien art.UG2), sauf rue des Landes nous dit-on. 

 

3°) protection nulle des villas car basée sur l’avis de l’ABF lors d’une demande de permis de démolition : toutes les destructions et défigurations ont eu lieu depuis 40 ans avec l’accord de cette institution dont l’avis négatif peut en outre être surmonté (3 ans d’études sont suffisants pour découvrir l’art.R.421-38-4 C.Urb.)

 

4°) protection nulle contre la construction place du marché et avenue A. Briand

 

5°) autorisation de construire en limite séparative, de faire des toitures-terrasses et des ouvertures plus larges que hautes

 

6°) autorisation d’installations classées alors qu’une pollution de la nappe phréatique a été constatée par la préfecture

 

7°) atteintes à la propriété privée pour élargir les rues et créer des pistes cyclables.

 

« L’ANNEE DE LA CITOYENNETE », « SOYONS SERIEUX ! ».

 

Pierre Arrivetz

 

 

 JOURNAL MUNICIPAL DECEMBRE 2005

« PLU DE PATRIMOINE »

 

Alors que la nouvelle construction qui domine la zone Pathé (21 m) s’inscrit dans la mode  « blocs et barres » si représentative de la qualité de la vie, que la destruction – irrégulière - de l’espace boisé classé de la rue des Beaunes, ramené de 3000 m² à 1900 m², illustre la dernière gourmandise offerte à un promoteur financé par une banque du Luxembourg, acquéreur  méritant d’un terrain de 5730 m² vendu 210 F le mètre carré sans préemption, l’annonce d’un « consensus » sur le PLU nous livre la dernière duperie d’un système local qui confond ses limites avec notre avenir. Inutile de chercher : il s’agit comme depuis 15 ans du vote d’un projet d’urbanisme concocté au degré zéro du caractère de la ville. Après le PLU1 adopté par 28 voix puis enterré trois mois plus tard par l’opinion publique, le PLU2 a été voté par 32 voix  (groupes Garreau et Murez), 2 abstentions (groupe PS), et 1 voix contre. 

 

Une seule voix pour rappeler qu’en dépit des avancées notables obtenues par les Catoviens et leurs associations, le nouveau projet :

 

-          supprime l’interdiction de démolition des villas répertoriées qui figurait dans le POS actuel, alors que la loi SRU et le nouvel article L.123-1 7°) du Code de l’Urbanisme lui donnait précisément une base légale en autorisant la commune à « définir les prescriptions de nature à assurer leur protection ».

Une seule mesure s’est en effet imposée à la municipalité, l’alibi pour détruire et enlaidir depuis 40 ans : l’avis consultatif de l’Architecte des Bâtiments de France (même en périmètre monument historique, cet avis peut être surmonté légalement). L’ABF a déjà affiché son ambition pour notre ville : il a proposé que l’on classe la place Sainte-Marie en espace vert à créer. Dans sa pugnacité circonscrite, il a omis de proposer un cierge à l’Eglise pour les villas de Chatou.

 

-          autorise dans toutes les zones UV, UP, UL la construction de collectifs, hôtels,  installations classées soumises à autorisation (pour ces dernières, l’appréciation finale revient au maire compte-tenu du caractère flou des nouvelles dispositions). De sorte que la revendication après laquelle nous courrions tous depuis de nombreuses années est enfin satisfaite : il n’y a plus de zones pavillonnaires ni  patrimoniales.

 

-          autorise la construction à 16 mètres de hauteur à l’emplacement du marché de la place Maurice Berteaux, de toute évidence, pour y édifier le kiosque à musique de la prochaine exposition universelle.

 

-          prévoit avec un COS de faveur à la sortie de la gare côté Croissy la disparition de l’îlot le plus authentique de la ville, celui de l’avenue Briand, dont l’environnement offre une trop grande insécurité pour les promoteurs.

 

A ce stade, une souscription s’impose pour offrir des sonotones aux élus locaux. Et choisir entre l’inauguration d’une jardinière commémorative du patrimoine de Chatou ou le combat pour le caractère de la ville, plus que jamais d’actualité pour « le bien-être des familles ».

 

Pierre Arrivetz

 

 

 

 

JOURNAL MUNICIPAL JANVIER 2006

 

Stigmatisant toutes les gloires de la fonction politique, notre député chiraquien déclare dans le Courrier des Yvelines au sujet du président du Conseil Général chiraquien qui vient d’être condamné (12 décembre 2006) avec quelques compères : «c’est un bon élu ».

 

Ainsi, pas de doute sur la politique locale : un élu condamné pour corruption peut être un bon élu. Les équipes du Conseil Général passent en justice depuis 10 ans pour malversations, fausses factures etc…Demander à ceux qui entourent les condamnés d’élever une protestation. Comment s’y résoudraient-ils ? y-a-t-il eu repentance, démission, lorsque le Conseil Régional d’Ile de France s’est retrouvé il y a dix ans dans « Le Casse du Siècle », titre du Monde au sujet des 800 millions de francs détournés par les partis grâce aux fausses factures des marchés des lycées d’Ile de France ? 

 

Oser la morale publique pour attenter à des carrières aussi honnêtes, n’est-ce pas user d’indécence au regard du drame social qui est en jeu…

 

Pierre Arrivetz – divers droite

Tél : 06 84 07 83 04

PierreArrivetz@tele2.fr

 

 

 

JOURNAL MUNICIPAL MARS 2006

 

 Le journal municipal « spécial PLU » a dé« PLU »…

 

Désavouée par 2300 personnes en octobre 2005 lors du projet de PLU1 et un avis négatif du commissaire-enquêteur, la municipalité de Chatou a misé sur la loi du plus fort pour instruire dans un esprit de revanche le nouveau projet de PLU, refusant toutes les propositions des associations pendant la période de concertation. Pire, à travers le Journal municipal « spécial PLU » de février 2006, sa communication a consisté dans une tromperie. Titré sur des considérations gracieuses et rassurantes dépourvues de toute référence à un article du projet réglementaire du PLU, le contenu de ce journal a été dénoncé par les associations de défense. Celles-ci ont en effet réalisé un travail d’élu : elles ont dépouillé le projet réglementaire avant de se prononcer publiquement en citant des dispositions qui leur paraissaient inacceptables. Dans un esprit constructif, elles ont formulé une dizaine de propositions légales dignes de l’intérêt de Chatou et de son avenir. Ces propositions permettent tant aux quelques familles habitant un pavillon et désireuses de s’agrandir de le faire,  qu’au patrimoine qui profite à tous les Catoviens, d’être conservé, au lieu d’être abandonné au bon plaisir du maire.

 

La désinformation du Journal municipal et la gravité de l’enjeu ont provoqué une manifestation de 250 personnes (et non 150) le 25 mars 2006, l’acte I d’une opposition légitime contre un projet illégitime, rassemblant autant de Catoviens que lors du projet de ZAC Maurice Berteaux il y a 15 ans. Incontestablement, cet événement est venu entacher un mandat fatigué par la dissimulation d’un certain nombre d’ambitions immobilières non partagées sur la ville  (seulement  visibles à travers les dispositions techniques des projets de PLU successifs) et une gestion aussi fâcheuse qu’arriérée de l’urbanisme en général (PLU2, PLU1, quartier Pathé, bords de Seine, quartier de l’Europe).

 

Bien qu’étant le seul élu à avoir voté contre ce PLU2 qui sacrifie sans réserve le patrimoine, les espaces verts, les places communales de notre ville et supprime en partie les COS, je ne peux me réjouir de voir les Catoviens et leurs associations contraints à de nouvelles actions de résistance pour faire valoir ce qui leur est dû. Je leur souhaite néanmoins persévérance et réussite, en n’ayant non pas à l’esprit l’avis du commissaire-enquêteur – celui-ci a été nommé sur la « démolition » en règle du commissaire-enquêteur précédent qui avait osé traduire l’opinion majoritaire exprimée -, mais en songeant aux enfants qui symboliquement accompagnaient le cortège des familles de Chatou le 25 mars, héritiers de nos désastres urbains.

 

Max Gallo a déclaré que Charles de Gaulle avait mis son ambition au service de la France, alors que François Mitterrand avait mis la France au service de son ambition. Ce dernier compliment vaut, toutes proportions gardées, pour les auteurs du PLU.

 

Pierre Arrivetz – divers droite

Tél : 06 84 07 83 04

PierreArrivetz@tele2.fr

 

 

JOURNAL MUNICIPAL SEPTEMBRE 2006

 

CULTURE

 

L’usine Pathé, estimée à 4,7 millions de francs par les Domaines, était une opportunité magnifique de répondre au succès croissant des activités musicales, d’installer une médiathèque, une salle des fêtes et un musée. En condamnant l’espace et le symbole, la municipalité et ses ralliés n’ont pas fait d’économie, les besoins existant toujours.

 

Mes propositions :      

 

-         réorientation et rationalisation du budget de la culture, trop absorbé par des dépenses somptuaires (centre de l’estampe, péniche logement d’artistes, maison pour tous…)

et remplacement par le financement d’un « passeport pour la culture » en partenariat avec la Région, donnant droit  - notamment pour les personnes aux revenus les plus faibles - à des visites, expositions, places de théâtre, de concert et de cinéma en Ile de France,

 

-         envisager un site réunissant le service des archives, des salles d’exposition et de conférence sur Chatou, un office du tourisme de Chatou - Croissy.

 

Pierre Arrivetz

PierreArrivetz@tele2.fr

 

 

 

 

 

JOURNAL MUNICIPAL NOVEMBRE 2006

 

PLU2 

 

Après avoir imposé la ZAC de 19 et 21 m du quartier Pathé contre une opposition de 1800 signatures à l’enquête, après avoir vainement tenté le PLU1 et ses hauteurs de 18 m (2000 signatures contre), la municipalité  vient d’écarter sans fondement prés de 1400 avis de Catoviens demandant l’amendement de certaines dispositions du projet de PLU2.

 

La réglementation votée, fondée sur une étude bâclée et une enquête foulée aux pieds, condamne sans équivoque une partie du patrimoine de la ville, favorise un urbanisme paléolithique (toitures-terrasses, constructions acollées, plus d’obligation de mise en harmonie des façades avec l’environnement existant…) et ôte toute perspective pour le commerce.

 

Enfin, comme hier la ZAC Pathé, la place Berteaux est victime d’une entente entre M.M. Murez et Garreau qui lui assignent, les assurances la main sur le cœur, un vaste périmètre d’étude en vue d’un réaménagement global au lendemain de l’élection municipale.

 

L’avenir en rose béton.

 

  

 

JOURNAL MUNICIPAL DECEMBRE 2006

 

Il est un fait qu’endettée à hauteur de 35 millions d’euros, la commune paie les équipements publics pour lesquels la municipalité a été élue. Il en est un autre que les choix d’aménagement ne bénéficient d’aucun discernement.

 

La création d’un local pour le conservatoire, annoncée dés 2002 par la municipalité, est maintenant renvoyée aux calendes sous les auspices de l’intercommunalité alors que l’usine Pathé-Marconi pouvait l’accueillir. Chatou manque toujours d’une salle des fêtes et d’une salle d’exposition. Des constructions successives coûteront plus cher que l’utilisation du site Pathé.

 

Je suis bien entendu le seul conseiller municipal à avoir voté contre la création d’un syndicat intercommunal pour la construction d’une patinoire-médiathèque sur la place du marché au Vésinet.

 

J’ai écrit en août 2005 au maire-adjoint aux Finances pour lui demander des informations et la copie d’une facture. Aucune réponse depuis cette date. Nos officines de la dépense publique sont surmenées…

 

 

 

 

JOURNAL MUNICIPAL SEPTEMBRE 2007

 

CENSURE

 

Parmi les associations exclues du « forum des associations » depuis 13 ans figure l’ association Chatou Notre Ville fondée pour l’environnement et le patrimoine, avec laquelle les Catoviens ont partagé et parfois gagné d’importants combats pour les générations futures, qu’il s’agisse de ceux menés pour la Foire à la Brocante, les berges de Seine, l’usine Pathé-Marconi,  les PLU1 et 2. Sans moyen en dehors des cotisations, elle a su faire valoir l’identité culturelle de la ville à travers plusieurs initiatives : conférences, cdrom, expositions, éditions. Elle est donc non seulement une association de la ville mais une association représentative qui a su explorer et mettre en valeur la diversité du patrimoine de la ville et ce, pour tous les Catoviens. Il lui manquait un site. Le voici :   chatounotreville . Les visiteurs y sont accueillis sans délit d’opinion et peuvent y renforcer son action pour une mise en valeur de Chatou.

 

Bonne rentrée et bonne lecture.

Pierre Arrivetz

 

 

 

 

JOURNAL MUNICIPAL NOVEMBRE 2007

 

 

 

 

LA VILLE D’AVENIR DU PLU 

 

-         pas de protection patrimoniale sur les édifices réellement concernés ou dans les « îlots », mais l’existence d’une loterie  à la discrétion du maire pour décider de la conservation ou non des seuls 53 bâtiments recensés (contre 264 auparavant)

 

-         pas d’obligation commerciale en rez-de-chaussée dans les zones constructibles en collectifs, notamment pour les terrains communaux square Debussy et route du Vésinet

 

-         80% (et non 100% comme annoncé par erreur dans ma précédente tribune) d’emprise au sol sur les terrains patrimoniaux des villas municipales ! 

 

-         constructibilité de la place située derrière l’hôtel de ville

 

-         fermeture de la « coulée verte » route du Vésinet par une barre d’immeuble

 

-         COS de faveur à 0,45 dans la zone patrimoniale de l’avenue Briand (gare) contre 0,30 sur le reste des terrains situés dans le même environnement patrimonial

 

-         mise en collectifs de terrains rue des Cormiers

 

Entre la révision et la régression, un seul choix s’impose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17.06.2009

CANDIDAT DE CHATOU DEMAIN

Pierre Arrivetz est issu d'une famille installée à Chatou (Yvelines) depuis 1937, défenseur du patrimoine et passionné d’histoire locale.

 

Fonction élective :

 

·      Conseiller municipal de Chatou depuis 2004, tête de liste « Chatou Demain » (divers droite- intérêt local) aux élections municipales de mars 2008 (3 élus), membre des commissions culture, urbanisme, marchés publics de travaux

 

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Elus de la liste Chatou Demain: Pierre Arrivetz, Anne Bernard, Alain Paillet

Conseillers de quartiers: Xavier Plessix, Olivier Becquey, Colette Adelis


Auteur de :

  • "Chatou, de Louis-Napoléon à Mac-Mahon 1848-1878" (Alan Sutton 2005)

 

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  • "Mémoire en Images, Chatou" (Alan Sutton 2003)
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  • "Histoires de Chatou - 1814-1830, chronique des temps difficiles"
  • (Association Chatou Notre Ville 2008)

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"Histoires de Chatou - 1830-1848, les premières évolutions"

(Association Chatou Notre Ville 2009)

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  • CDROM « Promenades dans Chatou » (Chatou Notre Ville 2001)
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CDROM présent dans les collections du Centre National de Documentation du Patrimoine, de la Bibliothèque du Musée d'Orsay et de la Biblithèque Nationale de France
 
 
Revues "Chatou, les témoignages de l'histoire"
de 1998 à 2004 (Pathé, Maurice Berteaux, Georges Irat, constructeur automobile)
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  • Initiateur et coauteur de l’exposition sur l’histoire de la gare de Chatou ( RATP- Ville de Chatou – Chatou Notre Ville décembre 2008 - )

 

 

 

 

 

Organisateur de conférences sur les personnalités de Chatou avec l'association Chatou Notre Ville :

 

 

  • « Maurice Berteaux, ministre de la Guerre, maire de Chatou » (1999), par Bernard Oudin, historien
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  • « Paul Abadie, Catovien, architecte du Sacré-Coeur » (1998), par Claude Laroche, architecte, chercheur à l'Inventaire Régional d'Aquitaine,
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  • « Georges Rémon, Catovien, décorateur de grands paquebots » (1995, 1997) par Louis-René Vian, historien et expert de la décoration des grands paquebots
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  • « Soufflot et les Nymphées » (1999),par Monique Mosser, chercheur au CNRS, historienne des jardins au XVIIIème siècle
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  • « Georges Mandel, ministre natif de Chatou » (1997), par Bertrand Favreau, ancien bâtonnier du barreau de Bordeaux, historien
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  • « Pierre Trabaud », acteur natif de Chatou (2008), par José Sourillan, ancien directeur des archives de RTL, réalisateur de films et disques documentaires

 

  • Initiateur et coauteur de la manifestation commémorative de Georges Mandel en 2008 en partenariat avec la Société des Amis de Georges Clemenceau à laquelle on doit la pose d’un médaillon du sculpteur François Cogné sur sa maison natale de Chatou

 

Défenseur du patrimoine local avec l'association Chatou Notre Ville :

  • Auteur en 1994 du combat contre la construction d’un complexe hôtelier à la place de la Foire à la Brocante (4000 pétitions – projet retiré)

 

  • Auteur du combat de 1998 à 2004 pour une conservation partielle de l’usine Pathé-Marconi (1929), berceau du microsillon, usine Art déco détruite en 2004 (Chatou berceau de l’industrie phonographique française en 1898) -(articles Le Monde, Le Figaro, Le Moniteur, Le Parisien, Le Courrier des Yvelines, reportage sur TF1 journal de 20 heures, stand au Salon du Patrimoine 2002 en partenariat avec la société Pathé)
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  • Auteur du combat contre le déclassement et le retrait de l'obligation de conservation des villas de Chatou lors des enquêtes publiques projets de plan local d'urbanisme (PLU 2004, retiré, PLU 2006, en vigueur)

 

 

11.02.2009

CHATOU, UNE RUE, UN NOM

Voie nouvelle créée le long des usines Pathé longeant le cimetière et reliant la rue Emile Pathé à la rue du Lieutenant Ricard, un temps appelée rue Transversale: créée en 1913 par Emile Pathé qui en fit don à la commune, cette voie reçut le nom par délibération du 12 mars 1939 sous la municipalité de Jules Ramas de rue Edouard Branly en hommage au père de la TSF. Né en 1844, celui-ci avait en 1890 découvert « la constructibilité intermittente des radio conducteurs et la fermeture à distance d’un circuit de pile, sous l’influence d’une étincelle de décharge d’un condensateur » selon la communication qu’il en fit à l’Académie des Sciences. Neuf ans plus tard, Marconi devait perfectionner l’invention et envoyer à son tour le premier télégraphe sans fil à travers la Manche à Edouard Branly. Edouard Branly, à qui des milliers de personnes durent la vie sauve par l’envoi des S.O.S., mourut le 24 mars 1940 à Paris et reçut des funérailles nationales. Les applications de la télégraphie sans fil sont sa postérité.

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Edouard Branly, dans le vieux laboratoire étroit de ses débuts - Le Miroir du Monde

 

 

 

 

 

 

 

Avenue des Chalets : créée sous le Second Empire par référence au style de l’architecture  de villégiature des bords de Seine, elle fut baptisée avenue Aristide Briand le 11 août 1932 par la municipalité de Léon Barbier. Peu de rues portent le nom d’Aristide Briand. Et pourtant à sa mort, un hommage unanime lui fut rendu : vingt-quatre fois ministre, onze fois président du Conseil, on retint de lui une action de tolérance et d’apaisement au sujet de la Séparation des églises et de l’Etat en 1910, ses paroles surprenantes concernant la grève générale des cheminots qu’il venait de briser la même année : « s’il avait fallu aller , pour le bien du pays, jusqu’à l’illégalité, je l’aurais fait ».  Il est surtout celui qui tenta une improbable réconciliation franco-allemande  avant  l’élection d’Hitler sous la République de Weimar : à travers les accords de Locarno en 1925 avec le chancelier Gustav Stresemann, à travers ses discours fameux à la Société des Nations dont il fut le brillant orateur.  Lorsqu’il mourut le 7 mars 1932, la violence et la dictature n’attendaient qu’une élection pour triompher en Allemagne. La crise économique et l’esprit de revanche avaient tué l'entente poursuivie par le tribun. (Pour en savoir plus se reporter à l'ouvrage de Bernard Oudin, "Aristide Briand", réédité chez Perrin - 2004)

 

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Le Miroir du Monde du 12 mars 1932 à la suite de la mort d'Aristide Briand
collection Pierre Arrivetz

 

 

 

 

 

 

Avenue des Vauxcelles : du nom d’un lieu-dit de Chatou de l’Ancien Régime, cette avenue fut baptisée  avenue Paul Doumer le 11 août 1932 par la municipalité de Léon Barbier en hommage au président de la République assassiné  le 6 mai 1932 par un russe, Gorguloff, lors de la fête du livre organisée pour les Anciens Combattants.

Elu le 13 mai 1931 par le congrès de Versailles, Paul Doumer portait une aura de légitimité avant même son élection. Conseiller municipal puis adjoint au maire, il était entré à la Chambre quarante ans plus tôt, en 1888, lors d’une élection partielle. Républicain confirmé, il était devenu ministre des Finances en 1895-1896 puis gouverneur général de l’Indochine jusqu’en 1902, président de la Chambre en 1905, sénateur en 1911, ministre d’Etat en 1917 puis président du Sénat en 1927. Son engagement républicain, centriste et colonial, lui réserva les faveurs des modérés de tous les partis de la IIIème République. Pendant la Grande Guerre, Paul Doumer perdit tous ses fils au front. Il vint un temps à Chatou en villégiature dans les années 20.

 

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Immédiatement aprés l'attentat, Paul Doumer est transporté à sa voiture
pour être conduit à l'hôpital Beaujon
Le Miroir du Monde - collection Pierre Arrivetz
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Rue de la Gare : cette voie créée avec l’arrivée du train en 1838 fut baptisée avenue du Maréchal Joffre  par la municipalité de Léon Barbier le 13 février 1931 en hommage au chef des armées Alliées de 1914 à 1917. Le maréchal, né en 1852, avait commencé sa carrière militaire dans la construction des fortifications de Paris. Entré à l’Ecole Polytechnique à 17 ans, il avait épousé l’arme du Génie et était parti faire la campagne d’Indochine réclamée par Jules Ferry en 1885, au cours de laquelle il fut décoré de la Légion d’honneur. On le retrouva en 1892 au Soudan où il fit construire des voies ferrées, puis dans les fortifications du port de Diego-Suarez, à Madagascar, sous les ordres du général Galliéni. Devenu général de division en 1905, il épousa en secondes noces Henriette Penon, fille du décorateur de l’impératrice Eugénie, Henri Penon, qui résidait rue de Sahüne à Chatou. Nommé chef d’état-major de l’armée en 1911, il assuma la conduite de la première partie de la guerre, évitant de justesse l’invasion en 1914 aux côtés de Galliéni et stabilisant le front. Il mourut le 3 janvier 1931 à Paris.

 

 

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Le Maréchal Joffre, le 21 juin 1930, déjà très diminué, se rendant à l'inauguration de sa statue à Chantilly,
 lieu de son quartier-général pendant la Première Guerre Mondiale,
 accompagné à gauche par le ministre de la Guerre André Maginot et à droite par le Maréchal Pétain
Le Miroir du Monde - collection Pierre Arrivetz 

 

 

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