17.06.2009

PIERRE ARRIVETZ

Pierre Arrivetz est issu d'une famille installée à Chatou (Yvelines) depuis 1937, défenseur du patrimoine et passionné d’histoire locale.

 

Fonctions associatives :

·        Fondateur et président de l'association « Chatou Notre Ville » (histoire, environnement, patrimoine) créée en 1994 - blog chatounotreville.hautetfort.com.

 

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·       Administrateur de l’association historique locale « La Mémoire de Croissy » depuis 2000

 

·       Cofondateur, secrétaire et trésorier de l’association « Les Voix Historiques » avec José Sourillan, ancien directeur des archives de RTL, association créée pour la réalisation de disques d’histoire

 

·       Membre de l’association « Les Amis de Napoléon III »

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Arrivée de Napoléon III à Chatou - Pharamond Blanchard - 1858
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Fonction élective :

 

·      Conseiller municipal de Chatou depuis 2004, tête de liste « Chatou Demain » (divers droite- intérêt local) aux élections municipales de 2008 (3 élus), membre des commissions culture, urbanisme, marchés publics de travaux

 

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Elus de la liste Chatou Demain: Pierre Arrivetz, Anne Bernard, Alain Paillet

Conseillers de quartiers: Xavier Plessix, Olivier Becquey, Colette Adelis


Auteur de :

  • "Chatou, de Louis-Napoléon à Mac-Mahon 1848-1878" (Alan Sutton 2005)

 

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  • "Mémoire en Images, Chatou" (Alan Sutton 2003)
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  • "Histoires de Chatou - 1814-1830, chronique des temps difficiles" (Chatou Notre Ville 2008)

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  • CDROM « Promenades dans Chatou » (Chatou Notre Ville 2001)
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CDROM présent dans les collections du Centre National de Documentation du Patrimoine, de la Bibliothèque du Musée d'Orsay et de la Biblithèque Nationale de France
 
 
Revues "Chatou, les témoignages de l'histoire"
de 1998 à 2004 (Pathé, Maurice Berteaux, Georges Irat, constructeur automobile)
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  • Initiateur et coauteur de l’exposition sur l’histoire de la gare de Chatou ( RATP- Ville de Chatou – Chatou Notre Ville décembre 2008 - )

 

 

 

 

 

Organisateur de conférences sur les personnalités de Chatou avec l'association Chatou Notre Ville :

 

 

  • « Maurice Berteaux, ministre de la Guerre, maire de Chatou » (1999), par Bernard Oudin, historien
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  • « Paul Abadie, Catovien, architecte du Sacré-Coeur » (1998), par Claude Laroche, architecte, chercheur à l'Inventaire Régional d'Aquitaine,
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  • « Georges Rémon, Catovien, décorateur de grands paquebots » (1995, 1997) par Louis-René Vian, historien et expert de la décoration des grands paquebots
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  • « Soufflot et les Nymphées » (1999),par Monique Mosser, chercheur au CNRS, historienne des jardins au XVIIIème siècle
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  • « Georges Mandel, ministre natif de Chatou » (1997), par Bertrand Favreau, ancien bâtonnier du barreau de Bordeaux, historien
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  • « Pierre Trabaud », acteur natif de Chatou (2008), par José Sourillan, ancien directeur des archives de RTL, réalisateur de films et disques documentaires

 

  • Initiateur et coauteur de la manifestation commémorative de Georges Mandel en 2008 en partenariat avec la Société des Amis de Georges Clemenceau à laquelle on doit la pose d’un médaillon du sculpteur François Cogné sur sa maison natale de Chatou

 

Défenseur du patrimoine local avec l'association Chatou Notre Ville :

  • Auteur en 1994 du combat contre la construction d’un complexe hôtelier à la place de la Foire à la Brocante (4000 pétitions – projet retiré)

 

  • Auteur du combat de 1998 à 2004 pour une conservation partielle de l’usine Pathé-Marconi (1929), berceau du microsillon, usine Art déco détruite en 2004 (Chatou berceau de l’industrie phonographique française en 1898) -(articles Le Monde, Le Figaro, Le Moniteur, Le Parisien, Le Courrier des Yvelines, reportage sur TF1 journal de 20 heures, stand au Salon du Patrimoine 2002 en partenariat avec la société Pathé)
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  • Auteur du combat contre le déclassement et le retrait de l'obligation de conservation des villas de Chatou lors des enquêtes publiques projets de plan local d'urbanisme (PLU 2004, retiré, PLU 2006, en vigueur)

 

 

11.02.2009

CHATOU, UNE RUE, UN NOM

Voie nouvelle créée le long des usines Pathé longeant le cimetière et reliant la rue Emile Pathé à la rue du Lieutenant Ricard, un temps appelée rue Transversale: créée en 1913 par Emile Pathé qui en fit don à la commune, cette voie reçut le nom par délibération du 12 mars 1939 sous la municipalité de Jules Ramas de rue Edouard Branly en hommage au père de la TSF. Né en 1844, celui-ci avait en 1890 découvert « la constructibilité intermittente des radio conducteurs et la fermeture à distance d’un circuit de pile, sous l’influence d’une étincelle de décharge d’un condensateur » selon la communication qu’il en fit à l’Académie des Sciences. Neuf ans plus tard, Marconi devait perfectionner l’invention et envoyer à son tour le premier télégraphe sans fil à travers la Manche à Edouard Branly. Edouard Branly, à qui des milliers de personnes durent la vie sauve par l’envoi des S.O.S., mourut le 24 mars 1940 à Paris et reçut des funérailles nationales. Les applications de la télégraphie sans fil sont sa postérité.

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Edouard Branly, dans le vieux laboratoire étroit de ses débuts - Le Miroir du Monde

 

 

 

 

 

 

 

Avenue des Chalets : créée sous le Second Empire par référence au style de l’architecture  de villégiature des bords de Seine, elle fut baptisée avenue Aristide Briand le 11 août 1932 par la municipalité de Léon Barbier. Peu de rues portent le nom d’Aristide Briand. Et pourtant à sa mort, un hommage unanime lui fut rendu : vingt-quatre fois ministre, onze fois président du Conseil, on retint de lui une action de tolérance et d’apaisement au sujet de la Séparation des églises et de l’Etat en 1910, ses paroles surprenantes concernant la grève générale des cheminots qu’il venait de briser la même année : « s’il avait fallu aller , pour le bien du pays, jusqu’à l’illégalité, je l’aurais fait ».  Il est surtout celui qui tenta une improbable réconciliation franco-allemande  avant  l’élection d’Hitler sous la République de Weimar : à travers les accords de Locarno en 1925 avec le chancelier Gustav Stresemann, à travers ses discours fameux à la Société des Nations dont il fut le brillant orateur.  Lorsqu’il mourut le 7 mars 1932, la violence et la dictature n’attendaient qu’une élection pour triompher en Allemagne. La crise économique et l’esprit de revanche avaient tué l'entente poursuivie par le tribun. (Pour en savoir plus se reporter à l'ouvrage de Bernard Oudin, "Aristide Briand", réédité chez Perrin - 2004)

 

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Le Miroir du Monde du 12 mars 1932 à la suite de la mort d'Aristide Briand
collection Pierre Arrivetz

 

 

 

 

 

 

Avenue des Vauxcelles : du nom d’un lieu-dit de Chatou de l’Ancien Régime, cette avenue fut baptisée  avenue Paul Doumer le 11 août 1932 par la municipalité de Léon Barbier en hommage au président de la République assassiné  le 6 mai 1932 par un russe, Gorguloff, lors de la fête du livre organisée pour les Anciens Combattants.

Elu le 13 mai 1931 par le congrès de Versailles, Paul Doumer portait une aura de légitimité avant même son élection. Conseiller municipal puis adjoint au maire, il était entré à la Chambre quarante ans plus tôt, en 1888, lors d’une élection partielle. Républicain confirmé, il était devenu ministre des Finances en 1895-1896 puis gouverneur général de l’Indochine jusqu’en 1902, président de la Chambre en 1905, sénateur en 1911, ministre d’Etat en 1917 puis président du Sénat en 1927. Son engagement républicain, centriste et colonial, lui réserva les faveurs des modérés de tous les partis de la IIIème République. Pendant la Grande Guerre, Paul Doumer perdit tous ses fils au front. Il vint un temps à Chatou en villégiature dans les années 20.

 

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Immédiatement aprés l'attentat, Paul Doumer est transporté à sa voiture
pour être conduit à l'hôpital Beaujon
Le Miroir du Monde - collection Pierre Arrivetz
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Rue de la Gare : cette voie créée avec l’arrivée du train en 1838 fut baptisée avenue du Maréchal Joffre  par la municipalité de Léon Barbier le 13 février 1931 en hommage au chef des armées Alliées de 1914 à 1917. Le maréchal, né en 1852, avait commencé sa carrière militaire dans la construction des fortifications de Paris. Entré à l’Ecole Polytechnique à 17 ans, il avait épousé l’arme du Génie et était parti faire la campagne d’Indochine réclamée par Jules Ferry en 1885, au cours de laquelle il fut décoré de la Légion d’honneur. On le retrouva en 1892 au Soudan où il fit construire des voies ferrées, puis dans les fortifications du port de Diego-Suarez, à Madagascar, sous les ordres du général Galliéni. Devenu général de division en 1905, il épousa en secondes noces Henriette Penon, fille du décorateur de l’impératrice Eugénie, Henri Penon, qui résidait rue de Sahüne à Chatou. Nommé chef d’état-major de l’armée en 1911, il assuma la conduite de la première partie de la guerre, évitant de justesse l’invasion en 1914 aux côtés de Galliéni et stabilisant le front. Il mourut le 3 janvier 1931 à Paris.

 

 

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Le Maréchal Joffre, le 21 juin 1930, déjà très diminué, se rendant à l'inauguration de sa statue à Chantilly,
 lieu de son quartier-général pendant la Première Guerre Mondiale,
 accompagné à gauche par le ministre de la Guerre André Maginot et à droite par le Maréchal Pétain
Le Miroir du Monde - collection Pierre Arrivetz 

 

 

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